Lettre à mon fils de 14 ans

Mon amour, mon Lou,

Oui, ce coup-ci, c’est bien à toi que j’écris. Cela me fait d’ailleurs vraiment bizarre car, quand j’ai ouvert ce blog il y a pile 10 ans (oui, happy birthday le blog, aussi !), le jour de tes 4 ans, je n’imaginais pas un seul instant que tu pourrais venir lire ici un jour. J’avais déjà du mal à t’imaginer rentrer à l’école primaire, alors tu penses, que tu sois assez grand pour lire et, même, soyons fous, lire mes bafouilles (si tu ne connais pas ce mot, Google est ton pote, hein), tu imagines bien que cela tenait de la science-fiction pure et dure.

Mais voilà, on y est.

Tu m’excuseras de te refaire le coup du « oh mais purée, x ans, j’en reviens pas, tu as x ans » (changer le « x » selon l’année voulue), je crois que tout être humain devenant parent a besoin (oui, besoin) de se répéter cette phrase chaque année un paquet de fois avant de bien, bien intégrer la nouvelle donnée. Ma mère, ta grand-mère, me fait encore le coup à chacun de mes anniversaires, tu vois, t’es pas rendu… c’est à vie !
Qui plus est, si toi, tu as 14 ans de vie, cela veut aussi dire que, moi, j’ai 14 ans de maternité. Seconde info à avaler. Ca fait beaucoup pour une seule femme, j’te jure. Lire la suite

Il y a 13 ans…

Il y a 13 ans, pile 13 ans aujourd’hui, je recevais ce SMS tant attendu…

Mon amie Ganaëlle avait accouché.
La meilleure amie du petit de l’Homme, né, lui, 6 jours plus tôt, avait débarqué en ce monde.
Ces ventres que nous avons vu s’arrondir de concert pendant neuf mois s’étaient matérialisés en deux bébés, également blonds aux yeux bleus. Lire la suite

A toi qui as 13 ans

Mon amour,

Oui, c’est à toi que j’écris.
Suite à mon texte de l’année passée où je faisais savoir que dorénavant je n’allais plus écrire sur toi dans ce blog, tu m’as demandé pourquoi je n’allais plus le faire…

« Parce que tu es grand, et que cela te dérange peut-être que j’écrive des choses sur toi… »

Je me suis entendu répondre :

« Non, ça ne me dérange pas. C’est rigolo de lire les histoires du petit de l’Homme. Et non seulement cela ne me dérange pas, mais en plus, j’aime ça. J’ai l’impression de mieux comprendre ce que tu veux me dire quand tu l’écris sur ton blog, ça m’explique mieux les choses… »

« Alors, je peux continuer ? »

« Oui. »

Alors, je continue, tu vois.
Mais au lieu d’écrire un article de blog, c’est à toi que j’écris.
A toi qui as 13 ans aujourd’hui.
A toi qui es à l’origine de ce blog, ouvert il y a 9 ans. Lire la suite

A toi de jouer, mon fils

« Demain matin, je serai la première personne à te souhaiter ton anniversaire ! »

A l’heure où vous lisez ces lignes, le petit de l’Homme a 12 ans et quelques minutes. Et la première personne qui lui a souhaité cet âge ô combien symbolique (en allant sauter sur son lit) est aussi la première petite personne de son âge avec laquelle il a eu des interactions. Ils venaient tout juste de naître.
(NDLR : si vous avez envie de pleurer un bon coup et, accessoirement, de découvrir la belle histoire du petit de l’Homme et de cette jolie petite personne, foncez sur le blog de Ganaëlle. Ca vaut le détour…)

Voilà. Le petit de l’Homme a 12 ans.
12 ans de lumière et de joie.
Il a grandi entouré de stabilité et d’ondes positives. Gavé d’amour et de force (et de légumes aussi, mais ça, ça fait tout de suite moins poétique).
Je le sais déjà, il se souviendra de son enfance comme d’un paradis. D’un monde où tout est parfait, à sa place. Où la lumière inonde chaque jour. Où la Terre est ronde et tourne dans le bon sens.
Il regrettera même peut-être ce temps dont il aura un souvenir si net et tellement idéal.

Et pourtant… Lire la suite

La rage de vivre

Nous avons tous des grandes idées et des grands idéaux. Moi en premier.

La vie nous donne parfois la possibilité de les mettre à l’épreuve, ou pas. En fait, à bien y réfléchir, on préférerait qu’elle ne le fasse pas. Mais parfois, on choisit pas.

Et ces derniers jours, à Bruxelles, une des idées les plus répandues et les plus fréquemment entendues en cas de menace ou d’attentat a été solidement, solidement, solidement mise en lumière, en question et en perspective.

« Il faut continuer à vivre normalement, ne pas se laisser intimider, continuer à sortir, à vivre, si on ne le fait pas, ils auront gagné ! »

Normalement, j’adhère à cette idée. Je serais con de ne pas le faire.
Et je dois avouer que si j’adhère, en fait, ce n’est même pas pour éviter que « les méchants gagnent », je vais même être franche : je m’en bats les ovaires de savoir que le fait que j’aie peur et que je reste confinée chez moi fasse plaisir à un djihadiste. Je m’en tamponne le coquillard grave. Je m’en vaseline le coccyx (merci San Antonio !). Ce que pense ce gars ne m’intéresse pas et ses joies et ses peines, je m’en branle. Lire la suite

A toi qui termines l’école primaire…

Voici 7 ans et demi que j’ai ouvert ce blog… Et le premier texte qui y était posté parlait déjà de lui.

Du petit de l’Homme.

Il fêtait son 4ème anniversaire à l’époque. Il entamait sa deuxième année à l’école maternelle. La route scolaire venait de s’ouvrir à lui et elle nous paraissait à nous, l’Homme et moi, devoir durer des siècles.

Nous avions choisi une école à pédagogie alternative, choix que nous n’avons, en définitive, pas regretté, même si, face au caractère du petit, la route ne fut pas toujours facile (mais qui a dit qu’être parents, c’était un truc easy-cheesy, hein ?).

Pendant toutes ces années de joie, d’adaptation, de soleil, de mises au point, de fou-rire, de craquage et de sérénité (aucune mention n’est inutile), nous avons vu un petit bonhomme passer de l’état de bébé à celui de « pré-ado ». Lire la suite

« Je suis un pré-ado ! » ou « Heureux 11 ans, mon amour »

Je pense que la phrase fétiche du petit de l’Homme (à part « ça craint » -phrase number one-, « c’est TROP classe » et « qu’est-ce que tu veux que j’en sache ! » -qu’il vient de gentiment me souffler) est « je suis un pré-ado, hein ! ».
Ca excuse tout, ça explique tout.

Et ça le rend extrêmement fier, au passage.

Et de fait, il en a tous les signes, du pré-ado.
« Tu veux qu’on aille visiter un musée, mon chéri ? »

« Un musée ????? Ca craint ! »

(plus petit, il réclamait des « visites de musée », si, si)

« On va quelques jours à Berlin, qu’est-ce que tu en penses ? »

« Pffff, ça craint »

(il n’avait encore jamais mis les pieds à Berlin, il a par la suite trouvé la ville « trop classe »)

« Non, tu n’iras pas en skateboard à l’école »

(surtout que tu ne gères pas le truc et qu’il y a deux parkings et deux rues dangereuses à traverser)

« Mais ça craint !!!!! »
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Mon ado partouze, je fais quoi ?

(Oui, je suis assez fière de mon titre, je le verrais bien en couv du ELLE ou du COSMO, avec une nana qui vante la dernière collection de Desigual sur la première page, histoire de parfaire la bonne ambiance)

Wé, je suis certaine que vous vous posez toutes et tous la question. Enfin, surtout les Belges (coucou !), vu leur actualité. En tous cas, moi, sérieux, je me la suis posée. Et ça a fait débat sur mon profil Facebook (et on sait tous que les débats sur les profils Facebook, c’est important).
Du coup, je me suis dit « faudrait que j’étaye ma position ». Ok, position n’est pas le bon mot, d’accord, bande d’esprits mal tournés.
Faudrait que je me pose (presque) sérieusement la question et que je me dise (tout aussi) sérieusement ce que je ferais dans le cas où, soyons fou, j’apprendrais que mon fils ou ma fille de 15 ans a participé avec quelques-uns de ses camarades (plus qu’un, quoi, la définition d’une partouze) à une petite sauterie.
En toute honnêteté. Lire la suite

10 ans de vie et d’amitié

Je vérifie si je n’ai rien oublié dans la chambre. Ca fait 4 fois que je passe tout en revue pour être sûre que j’ai tout pris.
La chambre est vide.

Enfin, vide… Il me reste ce bébé, dans son maxi cosy, sur le lit.

L’Homme est descendu charger la voiture et il m’a promis de remonter très vite. Je ne réalise pas complètement. Je vais rentrer chez moi (youpie !), avec un enfant, mon enfant (ha, merde).

« Ganaëlle est là, Marie ! Je viens de croiser C. (l’homme de Ganaëlle) dans le couloir, ça y est, elle est rentrée, elle va accoucher ! »

Je suis restée bouche-bée.

 

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