44 ans moins un jour

Yep, de retour.

Mais pas pour longtemps.

Je voulais tout d’abord m’excuser de ne pas avoir été jusqu’au bout de mon défi fin décembre, plusieurs choses m’en ont empêché, que je ne ai pas vraiment envie de détailler ici, mais qui étaient assez importantes pour que je perde toute envie d’écrire encore un mot sur ce blog.
Ecrire est un exercice compliqué (surtout écrire en public, je ne parle pas d’écrire juste pour soi, ça, c’est un autre problème) qui demande pas mal d’énergie, de temps et de travail. Ca demande aussi un peu de souffrance, parfois. J’accepte complètement cette règle du jeu, mais si le niveau de souffrance devient bien plus élevé que le plaisir ou les bienfaits que vous pouvez retirer d’une écriture publique, je pense que le jeu n’en vaut plus la chandelle, ni l’énergie. Il y a clairement une certaine forme de masochisme à l’écriture (du moins, pour moi, n’hésitez pas à me donner votre avis sur le sujet…), mais si cela devient une souffrance intenable, là, c’est clairement maladif et il faut se poser des questions.
Donc, j’ai arrêté. Mon masochisme a des limites et ça, c’est une bonne nouvelle ! Lire la suite

Le jour où je me suis (re)mariée à Las Vegas

Il y a peu, je vous parlais de réaliser ses rêves, un à la fois.

Et aujourd’hui, on est en plein dedans.
Aujourd’hui, ça fait 14 ans que j’ai épousé l’Homme.
Oui, ça commence à chiffrer.
D’autant plus si on compte aussi les années AVANT mariage. Là, on atteint le quart de siècle et ça commence un peu à ficher le vertige.

L’Homme et moi, nous nous sommes rencontrés « sur les bancs du lycée ».
Fichue expression, d’ailleurs.
Vu qu’on n’a jamais partagé le même banc puisqu’on n’a jamais été dans la même classe.
Mais bon, j’imagine que c’est plus romantique que « ils se sont rencontrés dans les couloirs ».
Ce qui, dans notre cas, serait quand même nettement plus vrai.
Soit.
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Les protéger, les protéger encore

(La photo qui illustre cet article montre le petit de l’Homme sur les épaules de son père dans les rues de Berlin un soir d’été)

Une chose dont nous sommes sûrs : nous vivons une période historiquement perturbée.

Une chose dont nos enfants seront sûrs : leur enfance était une période idyllique.

D’où viendra cette différence de perception ? Et pourquoi en suis-je si sûre ?
Parce que je vois les périodes troublées de l’Histoire et que j’entends des gens m’en parler comme du « bon vieux temps ».
Parce que j’ai entendu mes grands-parents me parler de leur enfance dans les années 30 comme d’une époque où la douceur de vivre régnait…
On est tous d’accord que « douceur de vivre » est certainement la locution qui caractérise le moins cette période de l’Histoire faite de racisme, de peur et de violence. Et que de nombreux enfants y ont même perdu la vie.
Mais ceux qui ont été épargnés par l’horreur, ceux qui ont pu continuer leur vie entourés de tendresse et protégés de l’horreur ont gardé de cette période l’idée qu’on se fait de l’enfance : un monde de douceur et d’innocence. Lire la suite

Romain

Romain,

J’aurais dû t’écrire cet article il y a quelques mois déjà.
En mai, plus précisément le 28 mai.
C’est ce jour-là que tu as choisi pour te barrer. Définitivement.
Enfin « choisir », entendons-nous, on ne choisit pas ces choses-là.
On ne choisit pas la maladie, la souffrance et la mort.
On les subit, avec plus ou moins de grâce, plus ou moins de classe.
Ta grâce et ta classe à toi étaient sans aucun mesure.
Personne dans mon entourage ne t’arrivait à la cheville.
Et je ne dis pas ça parce que tu t’es barré et qu’on enjolive toujours un peu ceux qui ne sont plus là.
Je le dis car c’était une évidence. Lire la suite

Vos gueules #Alep

Envie de hurler.
De dégueuler.
D’arracher, de déchiqueter tout ce qui passe à ma portée.

Hier soir, j’étais au spectacle de Gui-home, ce jeune mec qui a réussi grâce au web, qui est devenu humoriste grâce à son talent et à la magie des réseaux sociaux.

En sortant du spectacle, j’ai rallumé mon téléphone.
La bataille finale d’Alep-est faisait rage et sur Twitter tout le monde pouvait y assister en direct.
La magie des réseaux sociaux à nouveau, en plein.
Et surtout chacun pouvait y aller de son analyse sur la situation pendant qu’un déluge de bombe tombait sur des femmes et des gamins.
Là, on ne peut plus parler de magie, mais carrément d’extra-lucidité.
Et d’indécence.

Pour ceux qui n’auraient eu comme info que les 3 phrases de ce matin dans les JT (qui ont, dans un bel ensemble, traité le sujet avec une analyse et profondeur qui laissent pantois), je vous résume la situation des deux camps qui s’affrontent, non pas sur le terrain (qui est juste une gros bourbier sanglant à l’heure qu’il est) mais sur les réseaux sociaux (qui… heu, non, je vais me taire) : Lire la suite

Calendrier de l’avant : Jour 10, ce soir, n’oubliez pas votre bougie

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : n’oubliez pas votre bougie Amnesty international à la fenêtre ce soir.

Cette petite bougie est à ma fenêtre depuis des années. Ma mère la mettait déjà chez nous, et j’ai continué une fois adulte, chez moi.

C’est devenu une habitude, en fait.
Et ces dernières années, je n’y réfléchissais même plus. Lire la suite

Calendrier de l’avent : Jour 8, Quoi, Instagram c’est pas la vraie vie ?

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Il y a plus de 5 ans (très précisément le 18 mars 2011), je débarquais sur Instagram.
A l’époque, on était 3 pelés, 2 tondus et l’ambiance était plutôt (très) bon enfant. Et très anglophone (les profils francophones se comptaient sur les doigts de la main). Pouvoir documenter sa vie rien qu’en photo avait quelque chose de gentil, doux, tranquille. Pas de polémique, pas de concours, pas d’attaque. Pas de grand discours, ni de grand débat. Reposant. De quoi accrocher au concept immédiatement.

Et j’ai accroché.

Les gens qui y ont suivi mon profil, ont suivi mes voyages, mes sorties, mes délires.
Dans des photos pas toujours hyper léchées, mais néanmoins, merci les filtres, jolies malgré mon manque évident de talent photographique.
Mon but n’était pas de faire carrière dans la photo, mais de faire partager les petits moments de bonheur de ma vie, leurs délires, et parfois leur magie, aussi.

Et ça me convenait très bien comme ça.
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Calendrier de l’avent : Jour 7, un rêve à la fois

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Bon, ok, j’écris des articles à rallonge et pas toujours très drôles pour l’instant. Je sais. En même temps, l’année fut moyennement hilarante, ceci explique peut-être cela.

Néanmoins, j’ai fait une petite promesse à une amie (Marina, si tu passes par là !) d’écrire des articles « feel good » ou, comme elle les tague si bien, #spreadlove. Il y en aura dans ma série de ce mois (et en janvier aussi, New York, c’est un endroit « feel good » pour moi, justement !)… Mais pourquoi attendre plus longtemps ? En voici un !

Là, je suis en train de me faire un best of des musiques Disney (oui, je n’écoute pas Disney en général, mais mon neveu et ma nièce sont venus passer un peu de temps à la maison et je les voyais mal écouter la playlist du petit de l’Homme… Même si ma nièce est complètement folle de son cousin, je doute que ses 5 ans à elle se voient réjouis par le goûts musicaux de ses 13 ans à lui) et dans ce best-of, il y a une chanson qui me rappelle des moments délirants entre potes (oui, il y a moyen de délirer sur « La chanson de la pluie » entre potes, croyez-moi sur parole) et c’est avec ce fond musical que je vais vous raconter un rêve réalisé.

On a tous des rêves un peu « carte postale ». Du genre qu’on se dit qu’on aimerait bien faire, mais qu’on ne fera peut-être jamais (et je ne vous parle pas de regarder « Bambi » en chantant clap-clip-clap-petite-pluie-d’avril bourrés, là).
Je me suis mis comme but (oui, on a les buts qu’on peut dans la vie) d’en réaliser quelques-uns. Tous, je sais d’emblée que ce ne sera pas possible, mais j’ai fait une short list ! Lire la suite

Calendrier de l’Avent : Jour 3, Chaplin, ce discours de 1940

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Je l’ai déjà dit, le petit de l’Homme a cette malchance d’avoir des parents qui aiment un minimum la culture et qui le traînent partout (et, ce, depuis un âge plus que tendre, à son grand dam) de musées en expo, d’expos en pièces de théâtre, voire en concerts classiques (ou pas). Il vit la chose avec plus ou moins de bonheur selon les activités mais continue à gentiment accompagner ses parents dans tous leurs délires (et on l’en remercie au passage).

Le délire de ce vendredi soir était la pièce « Chaplin », au Théâtre Royal du Parc.

Le petit sait très bien qui c’est, il se passait en boucle le coffret de l’intégrale de Charlot en DVD quand il portait encore des couches-culottes. Donc la pièce, ça va, on n’a pas trop dû lui expliquer le contexte.

Et parlant de ladite pièce, il faut avouer que, même si je l’ai trouvée un peu décousue et sans un fil conducteur vraiment solide et assumé, elle est d’une énergie rafraîchissante. La prestation d’Othmane Moumen en Chaplin est juste époustouflante. C’est loin d’être la première fois que je trouve cet acteur complètement génial et jouissif, mais voilà, ça confirme son talent et le bonheur qu’il apporte à la salle quand il est sur scène.

Bref, je vous conseille la pièce, surtout si vous avez des enfants et que vous voulez voir quelque chose qui bouge et dont les dialogues sont accessibles (en gros, les dialogues… ben, y’en a peu, vu que les films de Chaplin étaient muets !), un bon moment en perspective.

Mais ce qui a retenu mon attention ce vendredi soir n’est pas tant la pièce en elle-même que le discours tenu par la comédienne avant le lever de rideau. Lire la suite