Noel-2012

Et vous, que feriez-vous s’il y avait la guerre ? (Joyeux Noël)

Wé, j’avais envie de vous mettre dans l’ambiance, là.
En même temps, ça fait 2 jours que je ne sais pas quoi vous écrire tellement tout ce que je vois défiler sous mes yeux est d’un négatif affolant.
Visiblement, la trêve de Noël, ça ne marche pas pour la bêtise.

Entre la course à l’armement nucléaire lancée par D. Trump, les images de civils évacués d’une Alep dévastée et les images, qui en rappellent tellement d’autres, du marché de Noël sinistré à Berlin, j’ai un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de Noël. Lire la suite

Mariage Las Vegas

Le jour où je me suis (re)mariée à Las Vegas

Il y a peu, je vous parlais de réaliser ses rêves, un à la fois.

Et aujourd’hui, on est en plein dedans.
Aujourd’hui, ça fait 14 ans que j’ai épousé l’Homme.
Oui, ça commence à chiffrer.
D’autant plus si on compte aussi les années AVANT mariage. Là, on atteint le quart de siècle et ça commence un peu à ficher le vertige.

L’Homme et moi, nous nous sommes rencontrés « sur les bancs du lycée ».
Fichue expression, d’ailleurs.
Vu qu’on n’a jamais partagé le même banc puisqu’on n’a jamais été dans la même classe.
Mais bon, j’imagine que c’est plus romantique que « ils se sont rencontrés dans les couloirs ».
Ce qui, dans notre cas, serait quand même nettement plus vrai.
Soit.

A l’époque (des couloirs du lycée, donc, où on n’a pas fait que se rencontrer d’ailleurs, mais passons…), il n’était pas question de se marier un jour.
Je veux dire que, quand vous êtes adolescente et que vous sortez avec un autre adolescent de votre âge, il est moyennement excitant de commencer à causer mariage, ponte de gamins, maison avec jardin et labrador. On va dire qu’il y a plus urgent à faire et à dire.
MAIS… à l’époque, on avait quand même évoqué le sujet « mariage »… sous l’angle du « Si un jour, on devait se marier, ce serait à Las Vegas ! ». C’est vous dire si on envisageait avec sérieux l’idée de se passer la bague au doigt. L’idée de Las Vegas nous éclatait très fort (comme à peu près 99,9999% des ados, c’est quand même plus marrant d’imaginer cela comme avenir qu’une robe meringue, un plan de table et tonton bourré avant la fin de la soirée où tout le monde danse la chenille…) et c’était bien comme ça.

Pourtant, quand est venue l’heure d’envisager la chose avec plus de sérieux (genre 10 ans plus tard), Las Vegas n’était plus une option. Dommage.
Bon, j’ai évité la robe meringue, nos invités n’ont pas été (trop) bourrés et je ne sais plus qui (il/elle risque sa vie) a été soudoyer le DJ pour qu’il passe la chenille (alors que ce dernier avait eu l’ORDRE FORMEL de ne pas le faire). Mais pour finir, c’était une (très) belle fête, émouvante et tout et tout…

La vie a repris son cours, le petit de l’Homme est né dans la foulée.
L’homme et moi avons connu des hauts, des bas, des à-côtés, mais étonnement, on a tenu le choc et on n’a jamais arrêté de s’aimer (ne venez pas nous demander le secret du truc, si on l’avait, on vous l’aurait déjà refilé, hein) et de se dire que notre vie était plus belle ensembles que séparés.

Et sont arrivés nos 10 ans de mariage. Nous sortions d’une grosse crise et étions un peu sonnés d’être encore vivants/encore ensembles/encore amoureux (aucune mention n’est inutile) et nous voulions célébrer cela. Et surtout, à ladite période d’anniversaire de mariage, nous allions nous envoler avec nos potes pour la côte ouest des USA.

« Et si on allait à Las Vegas ? »
« Ca peut être sympa, oui… »
« Et si on se (re-)mariait à Las Vegas ? »
« HEIN ? »

Le « hein » s’est vite transformé en « hé, bonne idée, ça ! ». Avec des potes en pompom girls/boys derrière qui trouvaient l’idée plutôt vachement sympa.

Ayé, on était lancé dans l’aventure du « business mariage à l’américaine ». Et ça allait s’avérer très drôle.

Comme avant de partir, l’Homme était surtout dans l’idée de se marier en compagnie de Darth Vador ou Maryline Monroe (alors que, moi, plus prosaïquement, je voulais surtout me marier avec… l’Homme), on a décidé qu’on verrait sur place pour la chapelle.
On a donc jeté une robe blanche pour moi, un costume pour lui et un petit costume pour le petit de l’Homme dans la valise et on est partis le cœur léger. Les potes ont fait pareil.

J’avais juste pensé avant le départ à faire un groupe secret sur Facebook et à y ajouter toutes les personnes que notre aventure intéresseraient. Famille et amis proches. En les avertissant qu’on allait se débrouiller pour leur livestreamer le bazar, tout le monde n’ayant pas eu la possibilité de prendre un billet d’avion pour nous suivre dans notre délire.

Voyage nickel, passage par Malibu (où nous avions loué une maison de rêve) et Los Angeles et on a enchaîné avec le saut « de puce » à Vegas.

Le choix de l’hôtel était déjà parfait, le petit de l’Homme a tout de suite adhéré à la chambre ultra-technologique où même ouvrir les rideaux se faisait via l’iPad. Il a décidé qu’il allait vivre là. On lui a répondu qu’il verrait à 18 ans et qu’il termine son croque-monsieur.

Est venu le temps de se décider sur la chapelle pour le mariage. Il nous suffisait de descendre au desk du (des !) concierge(s) de l’hôtel. Parfait.

Pendant que les potes faisaient un tour, l’Homme, ma copine Véro et moi avons fait la file. Et pendant cette file, on s’est fait accoster par une hôtesse de l’hôtel.

« Hello, est-ce que je peux déjà vous aider ? Quel conseil venez-vous chercher ? »

L’Homme ne se démonte pas et répond, entouré de deux filles : « On voudrait se marier »

La nana, très pro, tout sourire, s’écrie en nous embrassant du regard tous les trois : « Maaaaaagnifique (amaaaaaazing en anglais dans le texte), vous êtes au bon endroit ! (ha ben ouf, alors) Quand ? »

L’Homme continue sans se démonter : « Ce soir »

Elle enchaîne, toujours aussi contente d’elle : « Quelle bonne idée ! (ha ben oui, on avait justement rien à faire, on s’est dit que ça nous occuperait) Vous avez déjà une idée de l’endroit ? »

L’Homme, toujours aussi sérieux (mais un peu sous le choc) : « Heu… Non, on voudra justement avoir des renseignements… »

La fille, toujours aussi pro : « Alors vous êtes dans la bonne file, moi, je ne peux pas vous aider, mais une fois au desk, ils vous proposeront plusieurs chapelles, vous pourrez faire votre choix, et on bookera votre mariage pour ce soir. Et… encore toutes mes félicitations !!!!! »
Elle nous regarde tous les trois, encore et toujours, avec un enthousiasme confondant et, après cette dernière phrase, passe à la personne suivante dans la file.

« Heu… Elle m’a même pas demandé avec laquelle de vous deux je me mariais, là… »

« De fait, enchaîne Véro, si ça tombe, elle pense qu’on se marie à trois »

« Wé, je conclus, si tu lui avais annoncé que tu épousais ton labrador, elle aurait été heureuse pour toi aussi… »

Bienvenue à Vegas !

Une fois au desk, après les énièmes félicitations d’usage (décidément le plan à trois, ça doit être un truc courant là-bas), on nous propose, avec un pragmatisme renversant, une série de brochures répertoriant les chapelles qu’ils nous conseillent avec les différents « wedding packs ». Et c’est là que Darth Vador intervient. Ou Maryline. Ou un alien. Enfin, ce que vous voulez, quoi.

L’Homme réalise alors qu’il a moyennement envie de se marier en face du sosie d’Elvis. Ou de s’entendre dire « que la Force soit avec toi » au moment de me (re)passer la bague au doigt. Star Wars, c’est sympa, mais point trop n’en faut. Hop, on va prendre l’option « chapelle normale, jolie, même romantique ».

« Et vous voulez quel package, alors ? Avec les fleurs ? Les photos ? La robe ? La limousine ? Un bouquet pour la témoin ? »

« Heu… »

Je me réveille : « La seule exigence que j’ai, c’est que cela doit être filmé et visible depuis l’Europe »

« Parfait madame, vous avez 3 packages qui proposent ce service »

Ha. Merde. C’est courant.
J’aurais dû leur lancer un défi plus ardu… Genre « je veux une belle-mère plus vraie que nature à nos côtés ». Non, en fait, non. Oubliez. Ils sont capables.

Après analyse approfondie des packages (et analyse de notre budget aussi, hein), notre choix s’est porté sur le package « fleurs pour la mariée et la témoin (Non, Véro ne se marie pas, mais si, elle aura des fleurs, na) – limousine pour 12 personnes aller/retour – streaming mariage et photos ». Hop. Pesé, c’est emballé, on a été rejoindre les copains.

« Alors, c’est ce soir ? »

« Ben ouais »

Le reste de l’après-midi s’est passé à se balader dans Vegas, à réaliser que le petit de l’Homme n’était le bienvenu nulle part (cette ville n’est absolument pas faite pour les enfants si certains en doutaient encore) et à foncer rejoindre nos chambres pour s’habiller pour le soir.

Mon ordinateur était ouvert sur le bureau de la chambre, juste le temps de laisser le lien aux copains dans le groupe secret et de balancer un message surréaliste à un autre pote dont une photo était apparue dans mon flux « bien arrivés à Las Vegas » : « Si jamais vous ne savez pas quoi faire ce soir, on se marie, voici l’adresse de la chapelle… ».

« Mais ferme cet ordi, nom de nom ! T’es même pas prête, tu te maries dans une heure ! »
Véro vérifie que j’ai bien claqué mon ordi et m’intime l’ordre d’enfiler ma robe.

Ok, prêts.

On se grouille dans les couloirs interminables de l’hôtel.
On arrive enfin au point de rendez-vous. La limousine est là, mais pas les copains.
L’Homme part les chercher, furieux, j’envie d’un coup le petit de l’Homme qui ne se rend absolument pas compte de la situation et qui s’extasie sur la limousine en essayant de devenir le meilleur pote du chauffeur.
Je vous passe les détails pour trouver nos copains.
On embarque finalement dans la limousine, légèrement tendus.
Mais j’ai mon bouquet. Véro aussi. Et le petit de l’Homme a décidé de devenir chauffeur de limousine.

L’Homme me prend la main et la serre très fort.
On va se marier. A Las Vegas.
On est dans les couloirs du lycée, sur les bancs du parc de l’école, assis autour du lac de notre adolescence avec nos copains.
On va se marier. A Las Vegas.
Avec les copains du lycée autour de nous.

On a mené mille batailles, pas toujours belles, pas toujours glorieuses, mais on les a gagnées.
On est dans une limousine, entourés de notre fils et de nos amis d’adolescence.
On mesure le chemin parcouru.
On va se marier. A Las Vegas.

Arrivés à destination, surprise, nos autres potes sont là. Avec leurs potes.

« Attends, vous voir vous marier ici, on pouvait pas rater ça ! Fallait qu’on vienne ! »

De l’autre côté de l’océan, d’autres amis attendent (certains coupe de champagne à la main malgré l’heure hyper matinale due au décalage horaire !!! Merci Sad, Melissa et Zoltan !) le début de la diffusion de la cérémonie. Qui se fera en léger différé (pour que personne ne puisse venir interférer dans la cérémonie) et faisant paniquer Baudouin qui se fendra d’un appel à la chapelle (« Las Vegas, bonjouuuuur ! ») pour être bien sûr qu’on se marie encore (non, en fait, pour finir, on va plutôt aller à la plage, voilà).

La vidéo de la cérémonie n’est plus en ligne, mais croyez-moi, c’était réellement émouvant. Le prêtre est un as de l’émotion, y’a pas à dire, c’est un métier et il gère.
Le petit de l’Homme nous remettra nos alliances. Fier comme un paon. Pour finir, il va plutôt faire prêtre de mariage plus tard. Si on veut bien se remarier encore, évidemment.

A la fin de la cérémonie, on nous emmène dans un bureau à part… On doit signer les papiers.
Alors oui, on est déjà mariés.
Et je vais vous casser un mythe. On peut se marier à Las Vegas.
Mais non, le mariage n’est pas officiel si vous vous arrêtez à la cérémonie de la chapelle.
Les papiers que cette dernière vous remettra sont ensuite à faire reconnaître et officialiser à la « mairie » de Vegas, au service des mariages. Et ce service n’est pas ouvert le soir, et encore moins la nuit. Il faut s’y présenter le lendemain, avec les papiers et… heu… dans un état normal.
Là, l’employé fera valider officiellement votre mariage.
Ensuite, vous aurez encore à faire reconnaître votre mariage là où vous vivez. Vous devrez l’y enregistrer officiellement aussi, sinon vous ne serez mariés… que pour l’état du Nevada ! Ce qui est sympa, certes, mais un peu court.

Donc l’Homme et moi, étant déjà très officiellement mariés, avons signé les papiers à la chapelle mais n’avons pas fait toutes les démarches pour faire reconnaître ce mariage le lendemain à l’administration de Vegas, ni plus tard dans notre propre pays. Pas besoin.

Et donc, quand dans les films, vous en voyez certains qui se marient, bourrés, la nuit à Vegas et qu’ils se réveillent en panique… ben y’a pas de raison… Ils ne sont en rien officiellement mariés, hein ! C’est moins drôle, mais c’est plus réaliste.

On est remontés dans la limousine.
Mais avant cela, nous avions eu une séance photo pour immortaliser l’événement, l’Homme et moi. A l’américaine.

En sortant de cette séance, la photographe m’a souri.

« Il vous aime, cet homme-là. Croyez-moi, je sais ce que je dis, il vous aime à la folie. »

J’ai souri.

J’aurai dû lui répondre que je l’aime aussi. A la folie.
Mais je n’ai rien dit…

Parce que ça, c’est à lui que je le dis.

Marie, 21 décembre 2016

Berlin la nuit

Les protéger, les protéger encore

(La photo qui illustre cet article montre le petit de l’Homme sur les épaules de son père dans les rues de Berlin un soir d’été)

Une chose dont nous sommes sûrs : nous vivons une période historiquement perturbée.

Une chose dont nos enfants seront sûrs : leur enfance était une période idyllique.

D’où viendra cette différence de perception ? Et pourquoi en suis-je si sûre ?
Parce que je vois les périodes troublées de l’Histoire et que j’entends des gens m’en parler comme du « bon vieux temps ».
Parce que j’ai entendu mes grands-parents me parler de leur enfance dans les années 30 comme d’une époque où la douceur de vivre régnait…
On est tous d’accord que « douceur de vivre » est certainement la locution qui caractérise le moins cette période de l’Histoire faite de racisme, de peur et de violence. Et que de nombreux enfants y ont même perdu la vie.
Mais ceux qui ont été épargnés par l’horreur, ceux qui ont pu continuer leur vie entourés de tendresse et protégés de l’horreur ont gardé de cette période l’idée qu’on se fait de l’enfance : un monde de douceur et d’innocence. Lire la suite

new york roosevelt island

Et tu pars où, là ?

A chaque fois que je vais quelque part, cette question sort à un moment ou à un autre :

Et tu pars où, là ?

(La deuxième phrase étant « Tu veux boire quelque chose ? On a prévu du Champagne ne t’inquiète pas ! »)
(Tant qu’à être un stéréotype sur pattes, autant en être un chic, hein)

C’est, je pense, la chose que les gens retiennent le plus de moi : je suis toujours partie.
Ce qui, pourtant, à côté de certains et certaines, est une réputation largement usurpée.
Mais je bouge néanmoins pas mal, oui. Lire la suite

amitié

Il y a 13 ans…

Il y a 13 ans, pile 13 ans aujourd’hui, je recevais ce SMS tant attendu…

Mon amie Ganaëlle avait accouché.
La meilleure amie du petit de l’Homme, né, lui, 6 jours plus tôt, avait débarqué en ce monde.
Ces ventres que nous avons vu s’arrondir de concert pendant neuf mois s’étaient matérialisés en deux bébés, également blonds aux yeux bleus. Lire la suite

noel2016

A-t-on le droit d’être heureux alors que le malheur est partout ?

Après une semaine méga folichonne niveau nouvelles du monde, y’a de quoi se poser la question.

C’est clair que quand on voit l’horreur partout (et pas juste à Alep, il se passe des trucs atroces au Nigeria aussi entre autres…), on peut se poser la question.

D’autant qu’en plus, sur les réseaux sociaux, dès que vous parlez d’un problème, d’un truc que vous trouvez grave, il y aura bien toujours quelqu’un de bien intentionné pour vous dire qu’il « y a plus grave » et, hop, faire dans la surenchère de malheur. Et évidemment, il y a moyen, question malheur et mauvaises nouvelles, la planète ne manque pas de ressources. Lire la suite

mots sans sens

Ces mots qui ne veulent (plus) rien dire (Bobo, islamophobe, fasciste et autres conneries)

Vous avez déjà essayé de parler avec un ado révolté ?
Le faire réfléchir sur le monde qui l’entoure ?
Et qu’il ne veuille pas écouter vos arguments ?

Alors vous vous êtes déjà certainement retrouvé confronté à une irrépressible envie de le traiter de demeuré ou de con.
Peut-être même l’avez-vous fait.

Et vous vous êtes pris en retour la réponse que vous méritez :

« Ben oui, c’est ça, je suis con, voilà »

Débat clos, conversation terminée, possibilité d’échanger de manière intelligente complètement envolée.

Et vous vous êtes retrouvé à fulminer, en vous disant que si la conversation s’était terminée, c’était de la faute de l’ado en question. Il n’est pas forcément con, vous le savez, vous vouliez juste le faire réfléchir, vous vous êtes énervé, c’est tout !

Je vais vous approuver sur un point : il n’est pas con.
Mais vous, je vais pas vous faire plaisir : vous l’êtes. Lire la suite

Romain Barbieux

Romain

Romain,

J’aurais dû t’écrire cet article il y a quelques mois déjà.
En mai, plus précisément le 28 mai.
C’est ce jour-là que tu as choisi pour te barrer. Définitivement.
Enfin « choisir », entendons-nous, on ne choisit pas ces choses-là.
On ne choisit pas la maladie, la souffrance et la mort.
On les subit, avec plus ou moins de grâce, plus ou moins de classe.
Ta grâce et ta classe à toi étaient sans aucun mesure.
Personne dans mon entourage ne t’arrivait à la cheville.
Et je ne dis pas ça parce que tu t’es barré et qu’on enjolive toujours un peu ceux qui ne sont plus là.
Je le dis car c’était une évidence. Lire la suite

vos-gueules

Vos gueules #Alep

Envie de hurler.
De dégueuler.
D’arracher, de déchiqueter tout ce qui passe à ma portée.

Hier soir, j’étais au spectacle de Gui-home, ce jeune mec qui a réussi grâce au web, qui est devenu humoriste grâce à son talent et à la magie des réseaux sociaux.

En sortant du spectacle, j’ai rallumé mon téléphone.
La bataille finale d’Alep-est faisait rage et sur Twitter tout le monde pouvait y assister en direct.
La magie des réseaux sociaux à nouveau, en plein.
Et surtout chacun pouvait y aller de son analyse sur la situation pendant qu’un déluge de bombe tombait sur des femmes et des gamins.
Là, on ne peut plus parler de magie, mais carrément d’extra-lucidité.
Et d’indécence.

Pour ceux qui n’auraient eu comme info que les 3 phrases de ce matin dans les JT (qui ont, dans un bel ensemble, traité le sujet avec une analyse et profondeur qui laissent pantois), je vous résume la situation des deux camps qui s’affrontent, non pas sur le terrain (qui est juste une gros bourbier sanglant à l’heure qu’il est) mais sur les réseaux sociaux (qui… heu, non, je vais me taire) : Lire la suite

peur

Calendrier de l’avent : Jour 11, PEUR

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

On a souvent tendance à dire que c’est l’amour qui fait tourner le monde.
Bon, certains ajouterons que c’est l’argent aussi, ce qui est assez lucide.

Perso, je soutiens que c’est la peur.

Et pour l’instant, nous en avons tous les jours la démonstration. Partout. Dans tous les domaines. A tous moments.

La peur est omniprésente.

Elle est chez ceux qui gouvernent, elle est chez ceux qui sont gouvernés, elle est chez ceux qui mettent des enfants au monde, elle est chez ceux qui ne le font pas, elle est dans la tête des femmes, dans la tête des hommes, elle hante les rêves des enfants. Elle colle, elle englue. Lire la suite