Atomium-Belgique

Calendrier de l’avent : Jour 9, où il est question de publicité Facebook pour critiquer une décision de justice

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

On parle souvent de la révolution industrielle, on l’a tous étudiée, dans tous les sens : de son émergence à la manière dont elle a irrémédiablement changé la société dans laquelle nous vivons. Cela fait l’objet de nombreux cours au lycée, et le petit de l’Homme voit d’ailleurs déjà cette matière du haut de ses mêmes pas 13 ans.

On parle beaucoup moins de la révolution que nous sommes en train de vivre : celle d’internet. Lire la suite

Plage Samara

Calendrier de l’avent : Jour 8, Quoi, Instagram c’est pas la vraie vie ?

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Il y a plus de 5 ans (très précisément le 18 mars 2011), je débarquais sur Instagram.
A l’époque, on était 3 pelés, 2 tondus et l’ambiance était plutôt (très) bon enfant. Et très anglophone (les profils francophones se comptaient sur les doigts de la main). Pouvoir documenter sa vie rien qu’en photo avait quelque chose de gentil, doux, tranquille. Pas de polémique, pas de concours, pas d’attaque. Pas de grand discours, ni de grand débat. Reposant. De quoi accrocher au concept immédiatement.

Et j’ai accroché.

Les gens qui y ont suivi mon profil, ont suivi mes voyages, mes sorties, mes délires.
Dans des photos pas toujours hyper léchées, mais néanmoins, merci les filtres, jolies malgré mon manque évident de talent photographique.
Mon but n’était pas de faire carrière dans la photo, mais de faire partager les petits moments de bonheur de ma vie, leurs délires, et parfois leur magie, aussi.

Et ça me convenait très bien comme ça.

Je suis restée dans ma petite bulle et j’ai dû rater le moment où Instagram est devenu LE réseau incontournable pour les influenceurs.
En même temps, je ne suis influenceuse que de ma vie, donc ce tournant, on va être honnête : je m’en suis un tout petit peu tapé.

Mais n’empêche, depuis, je passe ma vie à tomber sur des articles du genre « comment gagner en influence sur Instagram » mais aussi « comment Instagram peut vous mener à la dépression »… J’exagère à peine.
Visiblement, pour la première occurence, il y a un tas de techniques (qui n’ont visiblement rien à voir avec la qualité de ce que vous partagez, ni avec votre personnalité, il s’agit juste de gagner du « chiffre » et non de découvrir des gens passionnants, on est d’accord), et pour la deuxième, cela devient carrément un problème de société.
Et ça, ça m’épate. Lire la suite

cascade1

Calendrier de l’avent : Jour 7, un rêve à la fois

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Bon, ok, j’écris des articles à rallonge et pas toujours très drôles pour l’instant. Je sais. En même temps, l’année fut moyennement hilarante, ceci explique peut-être cela.

Néanmoins, j’ai fait une petite promesse à une amie (Marina, si tu passes par là !) d’écrire des articles « feel good » ou, comme elle les tague si bien, #spreadlove. Il y en aura dans ma série de ce mois (et en janvier aussi, New York, c’est un endroit « feel good » pour moi, justement !)… Mais pourquoi attendre plus longtemps ? En voici un !

Là, je suis en train de me faire un best of des musiques Disney (oui, je n’écoute pas Disney en général, mais mon neveu et ma nièce sont venus passer un peu de temps à la maison et je les voyais mal écouter la playlist du petit de l’Homme… Même si ma nièce est complètement folle de son cousin, je doute que ses 5 ans à elle se voient réjouis par le goûts musicaux de ses 13 ans à lui) et dans ce best-of, il y a une chanson qui me rappelle des moments délirants entre potes (oui, il y a moyen de délirer sur « La chanson de la pluie » entre potes, croyez-moi sur parole) et c’est avec ce fond musical que je vais vous raconter un rêve réalisé.

On a tous des rêves un peu « carte postale ». Du genre qu’on se dit qu’on aimerait bien faire, mais qu’on ne fera peut-être jamais (et je ne vous parle pas de regarder « Bambi » en chantant clap-clip-clap-petite-pluie-d’avril bourrés, là).
Je me suis mis comme but (oui, on a les buts qu’on peut dans la vie) d’en réaliser quelques-uns. Tous, je sais d’emblée que ce ne sera pas possible, mais j’ai fait une short list ! Lire la suite

marie-plage-bis

Calendrier de l’avent : Jour 6, que penserait votre moi de 15 ans de vous maintenant ?

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Ooooooooh, la jolie question existentielle que voilà !
Wé, je sais, on est un mardi de décembre, il fait noir et froid et, sincèrement, vous auriez préféré que je cause de plage plutôt que d’un truc existentiel qui ressemble vaguement à un bilan de vie sans vraiment vouloir en avoir l’air.

C’est vrai.

Mais ça fait plusieurs années que cette question me tracasse. Alors on va tenter d’y répondre encore aujourd’hui.

Notez, je suis plutôt contente qu’elle me tracasse cette question, m’imaginer devant l’ado pénible et à l’énergie d’un paresseux neurasthénique (sauf quand il s’agissait de me marrer avec mes copines, là, d’un coup, j’avais l’énergie d’un marathonien olympique) que j’étais alors m’a toujours remis toutes les pendules à l’heure, pile à l’heure. Lire la suite

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Calendrier de l’avent : Jour 5, Et si j’étais née en 17, à Leidenstadt ? Hein ?

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Oui, je vous vois ouvrir de grands yeux. Avec le retour de mes articles, il y a d’office le retour de mes goûts musicaux discutables. Ca vous manquait, avouez ! Un bon petit Goldman de derrière les fagots. Notez, j’aurais pu vous mettre « Les bêtises » de Sabine Paturel ou « C’est la ouate » de Caroline Loeb, mais ça aurait moyennement servi mon sujet… Goûts discutables, ok, mais la chanson doit servir un chouïa le texte, quand même.

(Aparté : si vous trouvez un sujet à traiter que la chanson « C’est la ouate » illustre, balancez, j’en ai pris pour un mois, là, donc je peux écrire des trucs sur n’importe quoi, hein !)

Et la chanson « Né en 17 à Leidenstadt » de Goldman a cet avantage de servir impeccablement mon propos.

Je me souviens exactement de l’époque où je la chantais. En boucle. Ado, dans ma chambre chez mon père, à Bordeaux; ado, sous mon casque, dans le métro à Bruxelles; ado,… partout.
J’avais 18 ans quand elle est sortie, j’étais (et suis toujours) une passionnée de la Seconde Guerre Mondiale et je voulais vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants du conflit. Et surtout comprendre pourquoi on en était arrivé à ce carnage…

Parmi tous les jeunes de mon âge, et même parmi les gens de la génération avant moi (baby-boom, nés à la fin ou juste après la guerre), il était de bon ton d’affirmer haut et fort que, pendant la guerre, c’est clair, on aurait été résistant.
Une évidence.
Une certitude.

Et cela m’effarait. Lire la suite

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Calendrier de l’avent : Jour 4, où l’on parle de la pire peur de ma vie

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Aveu.
Je suis bordélique.
Pas parce que j’aime le désordre ou que je me sens bien dans un endroit désordonné, mais simplement parce que… je ne vois pas le désordre. J’ai cette facilité à me mettre dans une bulle qui me coupe des réalités du quotidien et c’est HYPER efficace contre le désordre. A défaut de le ranger, je lui nie toute existence et le tour est joué.
(En général, on attribue cette faculté aux hommes, voici donc encore un bon contre-exemple qui prouve que genrer les comportements est une vraie connerie : je ne suis pas un homme et j’adopte plus que régulièrement ce comportement.)

Mais pourquoi se mettre dans une bulle et nier la réalité alors que l’affronter serait le meilleur moyen pour que le problème n’existe plus ? me direz-vous.

Parce que, à mes yeux, souvent, le problème n’est pas un souci « facilement » réglable.

Quand je me mets à ranger (ce qui m’arrive quand même, hein), je le fais à fond. Je ne suis encore jamais arrivée à ranger « vite-vite » juste le principal et à me dire que cela sera bien comme cela. J’ai cette tare depuis ma plus petite enfance, si je fais les choses (et ce, dans tous les domaines de ma vie), je les fais méticuleusement et à fond sinon… je ne les fais pas.
L’enfer.

Car si on applique cette règle au rangement, ça peut vite devenir ingérable.

Ranger des vêtements implique qu’ils soient TOUS lavés, triés, pliés et rangés à des places bien précises.
Ranger des livres implique qu’ils soient tous triés, classés, et par auteur, et par catégorie, et par collection, et par d’autres critères que je m’impose avec un masochisme certain.

Le reste à l’avenant.

On comprendra aisément que cette manière de voir le rangement est désespérante avant même toute tentative d’essai de ranger quoi que ce soit. On sait que cela sera long, interminable même et qu’il faut prévoir 4 jours pour arriver au bout de la tâche.
Donc, on ne l’entreprend pas.
Masochiste peut-être, mais jusqu’à un certain point seulement.
Et on se met dans une bulle, qui efface tout problème.

Notez, si je vivais seule, la chose ne poserait justement aucun problème. Je nierais mon désordre jusqu’au jour du rangement dernier. Qui arriverait tôt ou tard, mon système ne fonctionnant qu’un temps, plus ou moins long selon mon envie de changement.

Mais je ne vis pas seule. Et je n’ai jamais vécu seule.
C’est en soi plutôt une bonne nouvelle, mais en fait, ce l’est moyennement pour les personnes qui ont dû (et doivent encore) vivre avec moi (si elles passent par ici, elles doivent d’ailleurs bien se marrer, ahum).
Ma mère pétait régulièrement une durite quand elle passait un nez dans ma chambre (à noter, là, j’avais un bon paratonnerre : la chambre de mon frère était mille fois pire… Si la foudre tombait, c’était chez lui d’abord. Ouf.).
Et puis j’ai emménagé avec l’Homme. Qui lui (mais je le savais, je n’ai pas épousé un chat dans un sac) était plutôt du genre maniaco-maniaque. Du genre à repasser derrière moi pour remettre en pile les DEUX revues disposées sur la table de sa chambre d’étudiant, que j’avais eu le malheur de déranger.
(Bon, ado, sa chambre était un vrai bordel. Mais ça, c’était ado. Comme quoi, un homme, ça change, encore une idée reçue qui vole en éclat !)
Emménager avec moi fut une vraie souffrance pour l’Homme. Pas parce que je râle ou tire la gueule, mais parce que je ne vois pas le désordre.
Alors, désordre, relativisons. Quand je vois le désordre chez d’autres amis, les dégâts chez moi sont quand même plus limités. Quand Sophie nous parle d’une pièce de la honte (et de sa victoire sur les éléments, je vous en conseille la lecture !), je me dis que j’ai encore de la marge. Ma chambre a longtemps été la pièce la plus en désordre de la maison, mais cela se résumait à un (énorme, quand même) tas de linge dans un coin. Pas une pièce entière. Je suis donc une petit joueuse face à certains. N’empêche quand vous vivez avec quelqu’un dont l’idéal de vie est l’appartement entièrement dépouillé dans lequel on ne retrouverait aucun bibelot, trois livres et un matelas par terre (j’exagère à peine, les 6 mois où l’Homme a vécu seul en appartement, c’est à cela que le sien ressemblait), avoir une maison surchargée de fringues, de bibelots et de livres équivaut à vivre dans un bordel intégral.

Donc il a fallu prendre le taureau par les cornes.

Chuis taureau (oui, oui), et j’aime pas DU TOUT qu’on me chipote les cornes.
Alors imaginez mon humeur à l’idée qu’on les empoigne…

Et pourtant il a bien fallu que je bouge.
Que je trouve des solutions.

Comme Sophie l’explique dans son article, j’ai moi aussi mis en place certaines techniques pour me permettre d’y arriver.
Mais à l’inverse de Sophie, j’ai oublié l’idée de « ranger pour ranger ». J’y arrive pas, ça fait 43 ans que je le sais, il faut donc que je trouve une autre solution.
Ma solution à moi est de… réaménager les pièces.
Ma chambre est en désordre ? Hé ben, on a qu’à la refaire ! La repeindre, changer les meubles, toussa.
Ok, ok, la solution est un peu (c’est un euphémisme) chère…
Donc parfois, ledit changement est purement symbolique.
Chuis pas Rothschild. Lire la suite

chaplin

Calendrier de l’Avent : Jour 3, Chaplin, ce discours de 1940

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Je l’ai déjà dit, le petit de l’Homme a cette malchance d’avoir des parents qui aiment un minimum la culture et qui le traînent partout (et, ce, depuis un âge plus que tendre, à son grand dam) de musées en expo, d’expos en pièces de théâtre, voire en concerts classiques (ou pas). Il vit la chose avec plus ou moins de bonheur selon les activités mais continue à gentiment accompagner ses parents dans tous leurs délires (et on l’en remercie au passage).

Le délire de ce vendredi soir était la pièce « Chaplin », au Théâtre Royal du Parc.

Le petit sait très bien qui c’est, il se passait en boucle le coffret de l’intégrale de Charlot en DVD quand il portait encore des couches-culottes. Donc la pièce, ça va, on n’a pas trop dû lui expliquer le contexte.

Et parlant de ladite pièce, il faut avouer que, même si je l’ai trouvée un peu décousue et sans un fil conducteur vraiment solide et assumé, elle est d’une énergie rafraîchissante. La prestation d’Othmane Moumen en Chaplin est juste époustouflante. C’est loin d’être la première fois que je trouve cet acteur complètement génial et jouissif, mais voilà, ça confirme son talent et le bonheur qu’il apporte à la salle quand il est sur scène.

Bref, je vous conseille la pièce, surtout si vous avez des enfants et que vous voulez voir quelque chose qui bouge et dont les dialogues sont accessibles (en gros, les dialogues… ben, y’en a peu, vu que les films de Chaplin étaient muets !), un bon moment en perspective.

Mais ce qui a retenu mon attention ce vendredi soir n’est pas tant la pièce en elle-même que le discours tenu par la comédienne avant le lever de rideau. Lire la suite

Cuba street

Calendrier de l’Avent : Jour 2, A Cuba « Internet est fermé le dimanche »

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Cela n’a échappé à personne, Fidel Castro est mort.
(Et si cela vous avait échappé, ben voilà, z’êtes au courant, merci quiii ?)

Et depuis sa mort, j’entends partout que, si les Cubains sont tristes, c’est qu’ils y sont forcés par le système, qu’on leur a lavé le cerveau depuis l’enfance et que cette tristesse est obligée et feinte. Qu’en fait ils n’osent pas dire qu’ils sont soulagés d’être débarrassés de Castro qu’ils détestaient.
C’est étrange comme vision car je n’ai pas vraiment eu la même en visitant et me renseignant sur le pays. La réalité est un peu plus complexe.

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jour1

Calendrier de l’Avent : Jour 1, présentation

Ce matin, j’avais la ferme intention de m’acheter un calendrier de l’avent.
Je ne suis pas fan du truc d’habitude, mais en ces temps pas hyper marrants, j’avais envie de me raccrocher à quelque chose en attendant la chaleur de Noël…
Comme je n’aime pas le chocolat (ne prenez pas cet air effrayé, c’est pas contagieux), j’avais visé un calendrier plus sympa et qui ne proposait pas de se bâfrer jusqu’au 24 décembre. Sauf qu’en arrivant comme une fleur, tout sourire, au magasin censé le vendre, je me suis retrouvée devant une vendeuse péremptoire : « Ouhlà, non, on est en rupture de stock, madame, ils devaient être vendus avant le 1er décembre, évidemment ! »

Evidemment.
Chuis con, moi. Lire la suite

plagenyc

Parler d’amour par temps de haine – mort d’une grand-mère

On ne se voit pas vieillir.
Et on voit encore moins vieillir ceux que l’on aime.

Ou du moins, on ne voudrait pas le voir.

Il ne restait que peu de personnes dans mon entourage de la génération qui a connu la guerre.

Et la dernière vient de partir…
En ces temps troublés, c’est un dur rappel à la réalité.

J’ai toujours eu cette chance d’avoir autour de moi des gens pour me mettre en garde contre la violence des mots, le danger du rejet et de la haine de l’autre.

Ils l’avaient appris à leur corps défendant.

Et ils ne voulaient pas que cette violence s’abatte à son tour sur leurs enfants et petits-enfants.

Comment parler d’amour en ayant connu la haine ? Lire la suite