Eté tout pourri

(Avis de service : non, cet article ne traitera pas de météo malgré son titre évocateur. Pour avoir plus d’infos sur ce sujet, veuillez suivre les tweets de Didier Reynders qui informe régulièrement la population belge francophone de l’état du ciel ou, plus prosaïquement, rendez-vous sur le site meteo.be qui donne peu d’espoir à ceux qui penseraient que notre pays est en passe de devenir une république bananière, en tout cas, au niveau du climat)

« Tu sais quoi ? Une amie m’a dit que, là, cet été, au niveau de la carte du ciel, c’était vraiment un été pourri. Plein d’influences négatives, une énergie basse, des difficultés, un climat lourd… Et pour tout le monde. Personne n’est épargné ! »

J’ai beau ne pas croire en l’astrologie (sauf quand ça m’arrange et qu’on me dit que George Clooney est l’homme de ma vie, rigolez pas, c’est exactement ce que j’ai lu cet été !), j’ai poussé un ouf de soulagement en entendant cette phrase dans la bouche d’une amie.

Ha c’était donc pour cela, cet été pas terrible ? Car en mettant « pas terrible », je mâche mes mots. J’aurais pu remettre « tout pourri », mais j’aime pas les répétitions. « De merde », alors ? « Complètement naze » ? « A chier » ? « A jeter » ? Faites votre choix, rien ne va plus !

En gros, le loto gagnant, en tirant, dans le désordre : un deuil, des séparations, des vacances sous la pluie, de l’asthme…

  • « Une semaine de pluie dans l’Aveyron avec des températures de 20°, tu sais, c’est extrêmement rare ! »

Ha, pas de bol, ça tombe juste une des deux semaines où j’y suis, dis donc. Voyons le positif : j’ai vécu un truc rare. Et l’aligot, par 40°, c’est nettement plus indigeste qu’à 17° sous la pluie. J’ai donc pu en profiter un max. De l’aligot. Pas du soleil.

  • « Tes problèmes d’estomac viennent probablement de ton médoc pour l’asthme. Donc pour régler ça, tu devrais arrêter ton corticoïde/bêta-bloquants ».

Le choix s’impose : mourir étouffée ou mourir de faim ? J’avoue, entre les deux, mon coeur balance. Bon, ok, j’exagère, je ne vais ni mourir étouffée, ni mourir de faim mais, en attendant, j’ai l’énergie d’une moule apathique en plein mois de novembre. Et, comme sensation, pour quelqu’un qui rentre de vacances, on a connu mieux.

  • « Tu nous nies la gueule, tu nous aimes plus ? Tu nous reproches quoi ? Tu dis des trucs derrière notre dos ? »

Heu, dites les gars, ça roule, la vie ? La parano, toussa ? L’application de la théorie « si t’es pas avec nous, t’es forcément contre nous » à la lettre, c’est assez peu palpitant comme vision des choses. Ouais, je vous nie la gueule, je vous aime plus, je m’étends en horreurs sur votre compte. Pouvez même pas imaginer. Et puis approchez pas de mon coin de bac à sable, siouplé, je partage pas mon seau !

Juste pour info : parfois, quand on a vécu un deuil, quand on a vécu des trucs pas drôles, quand on a été soi-même victime de méchanceté, quand on est exténué parce que malade (cf plus haut) ben il peut s’avérer normal d’avoir envie de ne pas suivre tous les mouvements, de se refaire une petite santé et de se recentrer sur soi et ses proches. Sans pour autant passer pour la mauvaise de service. Merci.

  • « Tes douleurs au cou et tes maux de tête ne passeront pas avec des anti-douleurs, tu sais. Arrête d’en bouffer des boîtes, je vais te prescrire des séances de kiné, là, tu en as bien besoin ! Tu es stressée ? »

Naaan. Du tout. Chuis méga zen. Bouddha à côté de moi, c’est un petit joueur, je vous promets. Chuis la sérénité faite femme. Et d’un calme olympien, limite olympique, d’ailleurs, vu les circonstances. Comment ça, je m’énerve ? Mais non, c’est juste une impression.

Non mais sérieux, je voudrais pas avoir l’air de me plaindre, quand même. Parce que, bon, cet été a aussi été l’occasion de délirer avec l’Homme, de noyer de bisous le petit de l’Homme (« mais arrête, maman, j’ai envie d’aller jouer au ping-pong ! »), d’avoir des fou-rire avec des amies (on peut en apercevoir certains en filigranes sur le blog de Mamzelle Carneto) et de réfléchir sur le fait que, parfois, il faut avoir le courage de suivre sa propre route plutôt que de hurler avec les loups.

Que du positif, au final.

Vraiment, que du positif !

Ha ben voilà, quand je vous disais que l’astrologie, c’est du n’importe quoi !

PS : je passe sous silence le point « politique belge », je me dis que je vous ai déjà assez pourri l’été comme ça, cela sera donc le sujet d’un prochain article ! Allez, bonne fin de mardi !

6 Commentaires

  • Aaaaaah! Génial! t’es revenue! je me disais justement que tes jolis billets me manquaient.

    Je te souhaite de te rétablir vite, de guérir de l’âme aussi.

    Et bon retour!

  • Soph, tu sais que c’est toi qui m’as donné l’impulsion, là ? (et Pamina aussi ;-))
    Avec ton article sur la météo ! :-))))

    Naaaaaan, patapéééééé 🙂

  • Erica

    Marie…dans mes bras…
    je m’y retrouve à 100% dans ce post…parce que moi aussi été tout pourri, de merde, à mettre aux chiottes et j’en passe et… me voilà exactement dans le même état d’esprit..
    tu lis dans mes pensées?? tu ne crois pas en l’astro mais là tu pourrais faire Mme Irma sans problèmes même si Irma c’est mon 2ème prénom à moi (si si ça ne s’invente pas).
    Merci pour ce beau post qui m’a fait sourire.
    Bisous et dis-toi que le soleil reviendra tout bientôt il fait juste un peu son timide.

  • :binette bonne tape dans le dos qui de décroche une vertèbre:
    Alors ma poule, on s’met une daille ou quoi???!!!! Après ils diront que se met minable mais tsé quoi : on s’en fou! Nous, nos deuils, nos emmerdes et nos douleurs : on leur en tape 5….En plein dans le museau!
    Comment ça que je m’énerve avec toi moi???? Mais nan! Solidaire dans l’astrologie!

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