Il a 8 ans

« Ha, ha, ha, je suis ému en 3D ! »

Le petit de l’Homme a fêté son anniversaire avec un peu d’avance et il fait le bilan de sa journée remplie d’émotions. Tout en contemplant sa montre et en essayant de calculer dans combien d’heures, minutes, secondes il aura exactement 8 ans.

« Bon, ça veut rien dire ce que je viens de dire mais je trouvais ça rigolo ! »

Sur ce, il se couche, satisfait. Lire la suite

Je suis là

« Marie, tu peux monter, là ??? Le petit est malade ! »

La voix un peu stressée de l’Homme dans la cage d’escalier…
Cette voix désemparée…

Je monte les escaliers, arrive à la hauteur de l’Homme, il me regarde, un peu perdu : « il vomit, là, on fait quoi ? »

Ils me font sourire ces moments où l’Homme, d’habitude si assuré, si rassurant, si protecteur, perd ses moyens… Sa question « on fait quoi ? » me montre que je dois prendre le relais, c’est moi la maman, c’est à moi de gérer.

Je sais c’est couillon. Un papa est tout aussi capable de gérer son gamin malade. C’est cliché de dire que c’est à la mère d’assurer dans ce cadre-là. Lire la suite

Apprends-moi à voir le monde comme toi

Le tonnerre et la pluie se sont déchaînés sur Bruxelles toute la nuit.

Je ne dors pas assez (c’est pas nouveau) et j’ai du mal à émerger (c’est encore moins nouveau).

Mais avant même que j’aie pu terminer ma tasse de café (qui n’est que la première d’une longue série), le petit de l’Homme s’est mis en mode « je-raconte-tout-ce-que-je-vois-même-ce-que-tu-vois-aussi-des-fois-que-tu-ne-l’aies-pas-vraiment-vraiment-vu-quoi ». Lire la suite

Mais je sers à quoi, moi ?

2 ans. Ca fait 2 ans. Que je montre, re-montre, explique, re-explique, pédagogiquement, avec patience, amour, gentillesse…

Que je montre quoi ?

Au petit de l’Homme à faire ses lacets.

Mais crise à chaque fois, refus de les faire, déclaration tranchée « mais chais pas faire, c’est tout ! », mur.

Et chaussures à scratch, histoire de ne pas le traumatiser à la gym face aux copains.

Cet été, le petit de l’Homme s’est découvert une nouvelle passion : le tennis. Il se voit déjà réincarné en Nadal-Federer (mais en mieux). Lire la suite

« T’inquiète pas, allez, no stress ! »

Sortie des classes du petit de l’Homme.

Comme toute bonne mère (oui môôôôssieur, je suis une bonne mère) en cette période, je m’inquiète de savoir s’il a reçu son bulletin de fin d’année.

« Non, mais tu l’auras ce soir, à la réunion des parents »

« Oui mais tu en penses quoi, tu as l’impression qu’il sera bon ? » Lire la suite

Le temps, cette donnée relative…

Discussion mère-fils de retour des courses en vue d’une petite soirée en namoureux lui et moi…

– L’année prochaine, je suis en troisième (CE2), tu sais !

Je soupire…

– Oui, je sais… Lire la suite

T’as pas d’bol !

Besoin de décompresser, de s’aérer, de changer de rythme…

Alors un Eurostar, un bel hôtel en bord de Tamise, du soleil qui éblouit et le tour était joué…

En passant dans Regent Street, on remarque les décorations déjà installées pour le mariage princier de vendredi prochain.

– Dis, va y avoir une fête ici ? Lire la suite

« Pourquoi je ne me sens pas vieillir ? »

Chambre du petit de l’Homme, heure du coucher.

Il vient de perdre sa deuxième dent, celle du dessous. Il en est d’autant plus fier qu’il a dû attendre longtemps : il perd ses dents tard, ces dernières ne se sont décidées à balancer qu’une fois ses sept ans bien sonnés.

« Tu as d’autres dents qui balancent ? »

Un éclair illumine son regard, il touche ses deux dents du dessus et les fait, un peu, balancer.

« Oh, tu vas bientôt perdre tes dents du dessus aussi ! Tu vas parler comme un petit ssssssserpent ! »

Il pouffe « un sssssssserpent ? »

« Oui, c’est comme ça que ma maman m’appelait quand j’ai perdu mes deux dents du dessus ‘mon petit sssssssserpent sssssssssiffleur' »

Il éclate de rire. Un peu à cause du serpent. Mais surtout à cause de l’idée, absurde, que moi aussi j’aie pu un jour avoir 7 ans.

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Le père Noël, il bosse

(attention spoiler, ce texte contient des informations confidentielles, si vous croyez encore au Père Noël et que vous ne voulez pas connaître la fin de l’histoire, coupez tout)

La vie est dure pour les rêveurs…

Comment faire croire aux gamins en Saint-Nicolas, en Père Noël, en la petit souris dans ce monde où, au mieux, on utilise ces petits coins de rêve comme affiches promo pour vendre des trucs puants, au pire, on gueule qu’ils n’existent pas et que l’espoir n’est pas de mise dans ce monde pourri.

Wé, rude temps pour les rêveurs, vraiment. Lire la suite