45 ans, des mots et des sensations

Bon, installez-vous bien.
Prenez un verre de vin (quelle que soit l’heure, si, si, j’insiste).

Celles et ceux qui connaissent les livres « Le sel de la vie » et « Au gré des jours » de Françoise Héritier, vous allez vite comprendre le format de ce texte-bilan de cette année.
Pour ceux qui ne connaissent pas, vous avez raté quelque chose. Foncez les acheter (mais après avoir lu ce texte, évidemment !), vous ne le regretterez pas.

45 ans…
Et juste cette dernière année…

S’étirer dans des draps blancs immaculés qui sentent bon, savoir qu’on ne doit pas les quitter et s’y enfoncer au plus profond avec des frissons de joie. Regarder les bourgeons de l’arbre d’en face éclore en se réchauffant les mains à sa tasse de café. Allumer la radio et se mettre à danser, nue, dans la salle de bain. Prendre une gorgée de vin rouge et sentir sa bouche s’emplir d’odeurs et goûts. Ouvrir les volets et voir au loin la mer qui scintille et l’eau bleue de la piscine à ses pieds. Se coller à son amie qui dit « Viens, on prend un selfie ». Lire la suite

43 ans, le néant

Ok, aujourd’hui, j’ai 43 ans.
Oui, 43.

J’ai beau le répéter en boucle, l’écrire, le déglutir, le remâcher, rien ne change : ça ne passe pas.

Pourquoi ? Un âge est un chiffre. Et rien n’est plus semblable à un chiffre qu’un autre chiffre.

En fait, si on creuse un peu, ce n’est pas le chiffre qui ne passe pas. C’est tout ce qu’il y a autour.

Ma vingtaine a eu des hauts et des bas, mais au final, j’y ai avancé.
Ma trentaine a eu des à-côtés et des pauses, mais au final, j’y ai évolué.
J’étais prête pour la quarantaine…
Le plus bel âge de la femme m’ont répété certaines.
Ca fait 3 ans que je cherche ce qui est « beau » dans cet âge.

Oh non, pas que ma vie soit moche, pas du tout.
D’un point de vue strictement privé, elle est même magnifique. Je ne pouvais rêver plus translucide (comme l’eau des nombreuses plages sur lesquelles je me balade souvent ces derniers temps, un peu partout dans le monde).
Mais à la base, mes rêves n’étaient pas faits de plages.
Ils étaient faits de combats, d’intelligence et de créativité.
Mais je les ai perdus en chemin.
Ces dernières années, mes rêves de réalisation accusent soit de solides retards, soit s’annulent sans autre forme de procès.
Et si, quand même, l’envie leur vient de commencer à prendre forme, je m’empresse de les saborder. Faudrait pas qu’ils réussissent à exister non plus, les salauds.

Bref, je vais arrêter ici ce post Calimero.
Mais il fallait que je vous l’écrive.
Je vous dois la vérité, n’est-ce pas ?

La vérité, c’est que le bilan de mes 43 ans est le néant.

Et qu’on ne parle pas du néant.

Portez-vous bien, prenez soin de ceux que vous aimez, et si vous pensez à moi, parfois, sachez que je regarde l’eau s’écouler…

Marie, le 29 avril 2016

chute

40 choses à faire avant 40 ans : le bilan !

Il y a pile un an (j’avais donc 39 ans et un jour), je postais un article appelé « 40 choses à faire avant 40 ans » (ceux qui n’en s’en souviennent pas peuvent sortir… Naaaaaaan, j’déconne, revenez !).
Depuis, régulièrement, on me demande où j’en suis avec cette liste (aïe) (mais enfin, c’est quoi cette question ??!!). Et comme je vous avais promis une réponse (chuis con, moi, parfois, purée), hé bien il est temps (tadaaaaaaam) de vous dire où en sont mes « bonnes » résolutions (pas loin) (bon, ok, un peu plus loin que ça) (non, plus loin, j’ai dit !).

Je vous conseille donc d’ouvrir l’article « 40 choses à faire avant 40 ans » et de lire les points en parallèle avec mes réponses ici (bon, vous pouvez aussi aller promener le chien, mais vous comprendrez moins bien le contenu de cet article).

Alors, on commence ! Lire la suite

Chronique d’une quarantaine annoncée (1)

Y’a des moments comme ça, faut se rendre à l’évidence.

Ca change imperceptiblement. On s’en rend pas compte tout de suite. Surtout quand, en plus, c’est pas quelque chose qui vous obnubile à la base.

Et non, mon poids ne m’obnubile pas.

Chuis ni grosse, ni maigre, je ne passe pas ma vie à penser à mon poids, ni à grimper sur une balance. Celle de ma salle de bain sert plus à l’Homme qu’à moi (wé, j’dénonce).

Je ne me prive de rien. Surtout de rien. Ok, j’aime pas le chocolat, le Nutella me laisse de marbre et je ne comprends pas qu’on puisse se damner pour un Twix. Mais par contre, je vendrais ma propre mère pour des marrons glacés, du Champagne, des cuberdons et du Red Bull par pack de 25. Pas light, le Red Bull, merci.

Je la vendrais aussi pour une soirée fromage avec vin rouge à volonté.

Pardon maman. Lire la suite