« Je suis un pré-ado ! » ou « Heureux 11 ans, mon amour »

Je pense que la phrase fétiche du petit de l’Homme (à part « ça craint » -phrase number one-, « c’est TROP classe » et « qu’est-ce que tu veux que j’en sache ! » -qu’il vient de gentiment me souffler) est « je suis un pré-ado, hein ! ».
Ca excuse tout, ça explique tout.

Et ça le rend extrêmement fier, au passage.

Et de fait, il en a tous les signes, du pré-ado.
« Tu veux qu’on aille visiter un musée, mon chéri ? »

« Un musée ????? Ca craint ! »

(plus petit, il réclamait des « visites de musée », si, si)

« On va quelques jours à Berlin, qu’est-ce que tu en penses ? »

« Pffff, ça craint »

(il n’avait encore jamais mis les pieds à Berlin, il a par la suite trouvé la ville « trop classe »)

« Non, tu n’iras pas en skateboard à l’école »

(surtout que tu ne gères pas le truc et qu’il y a deux parkings et deux rues dangereuses à traverser)

« Mais ça craint !!!!! »
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Mon ado partouze, je fais quoi ?

(Oui, je suis assez fière de mon titre, je le verrais bien en couv du ELLE ou du COSMO, avec une nana qui vante la dernière collection de Desigual sur la première page, histoire de parfaire la bonne ambiance)

Wé, je suis certaine que vous vous posez toutes et tous la question. Enfin, surtout les Belges (coucou !), vu leur actualité. En tous cas, moi, sérieux, je me la suis posée. Et ça a fait débat sur mon profil Facebook (et on sait tous que les débats sur les profils Facebook, c’est important).
Du coup, je me suis dit « faudrait que j’étaye ma position ». Ok, position n’est pas le bon mot, d’accord, bande d’esprits mal tournés.
Faudrait que je me pose (presque) sérieusement la question et que je me dise (tout aussi) sérieusement ce que je ferais dans le cas où, soyons fou, j’apprendrais que mon fils ou ma fille de 15 ans a participé avec quelques-uns de ses camarades (plus qu’un, quoi, la définition d’une partouze) à une petite sauterie.
En toute honnêteté. Lire la suite

Rien n’est jamais acquis…

Vous vous êtes battu comme un lion. Pendant des années. Vous avez, à votre immense fierté, réussi à gagner une des grandes batailles de votre existence. Bataille que vous ne pensiez pas forcément remporter un jour, tellement vous croyiez manquer de courage, manquer de volonté, manquer de foi, manquer d’amour.

Mais pourtant. Vous y êtes arrivé. Sans même d’ailleurs remarquer l’ardeur et l’énergie mises en place pour conquérir, pas à pas, pierre par pierre, le terrain ou vous alliez bâtir, voire rebâtir, votre bonheur. La fatigue ne s’est pas spécialement faite sentir. La rage au ventre, la rage au cœur aussi, tout cela conjugué vous poussait à atteindre votre but. Et vous n’étiez d’ailleurs pas seul sur ce chemin, et cela contribuait à vous donner espoir, porté également par la foi et l’amour d’autrui.

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10 ans de vie et d’amitié

Je vérifie si je n’ai rien oublié dans la chambre. Ca fait 4 fois que je passe tout en revue pour être sûre que j’ai tout pris.
La chambre est vide.

Enfin, vide… Il me reste ce bébé, dans son maxi cosy, sur le lit.

L’Homme est descendu charger la voiture et il m’a promis de remonter très vite. Je ne réalise pas complètement. Je vais rentrer chez moi (youpie !), avec un enfant, mon enfant (ha, merde).

« Ganaëlle est là, Marie ! Je viens de croiser C. (l’homme de Ganaëlle) dans le couloir, ça y est, elle est rentrée, elle va accoucher ! »

Je suis restée bouche-bée.

 

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A toi qui as 10 ans…

 

Mon amour,

En fait, là, aujourd’hui, je devrais t’écrire un long texte, en t’y donnant, du haut de ma grande expérience de la vie, de bons et pompeux conseils pour mener la tienne.

T’expliquant, en adulte concernée et sérieuse, combien telle ou telle chose est importante dans une vie. Insistant sur l’instruction, la volonté, l’intégrité. Et une foule d’autres choses, encore. Lire la suite

RHAAAAAAAAAAAAA !

Voilà, on y est.

A 15h35 très précisément aujourd’hui, j’aurai 40 ans.

L’enfer, l’horreur, la panique.
Ou pas.

Tous ceux qui sont déjà passés par ce moment fatidique (oui, il y en a qui y survivent !) me font l’éloge de la quarantaine. Un âge magnifique, complet, béat, où on surfe sur une plénitude sans fin et se noie dans le Champagne rosé.
Je les soupçonne d’en faire un peu trop. Mais c’est gentil de leur part, c’est mignon de vouloir me rassurer.

Ca ne me rassure absolument pas. Lire la suite

Guérir

On se demande souvent comment on va s’en sortir… si on va guérir, trouver la force.
Quand est-ce que cela va s’arrêter de saigner, de faire mal aux poumons, au coeur, aux tripes.
Quand ?

Sérieux, on aimerait que cela finisse, voir le bout du tunnel, la fin du calvaire.

Et on se demande sérieusement si ce moment arrivera.

On s’ausculte, on s’inspecte, on se fouille. Mais la réponse est toujours la même : ça lancine et ça brûle.

Alors on décide que ça va mieux. Oui, ça va mieux, hein ? Hein, que ça va mieux ??!
On le hurle et on l’affirme. On veut convaincre le monde entier. Tout en sachant que la seule personne qui ne soit absolument pas convaincue de la chose, c’est nous. Et que le reste du monde peut bien être persuadé, cela ne changera rien. On n’en sera pas guéri pour autant.
C’est atrocement décourageant. Lire la suite

10 ans de stupéfaction

Il est là, à côté de moi, silencieux et appliqué. Penché sur ses devoirs et moi, sur les miens.

Il ne comprend pas que mon métier ce soit « écrire », lui qui réduit cette corvée au minimum.

Il aime les maths, les chiffres, les sigles, les plans même s’il déteste bricoler ou dessiner.

Il économise pour s’acheter des New Balance, rêve d’un pantalon rouge, a argumenté pour obtenir la veste orange de ses rêves.

Les meilleures vacances du « monde entier de sa vie de tout l’Univers », il les a passées dans la maison perdue dans les collines de Malibu et il rêverait d’y vivre.

Il ne veut pas « faire un métier ennuyeux comme médecin ou avocat », il veut « conduire un tram ou être policier, c’est chouette, ça bouge ». Lire la suite

T’y crois, toi, au Prince Charmant ?

L’Homme me regarde avec le regard du condamné à mort qui se dit qu’il ne lui reste plus que quelques minutes avant l’injection létale. Mais je tiens bon : « On y va ? »

Il enchaîne sur la râlerie « On va arriver en retard, tu vas voir, et puis y’aura pas de place pour se garer dans le quartier, ça va être galère ».
Je reste calme : « C’est fort probable, oui. N’empêche, on y va. »
Il me suit avec des pieds de plomb.

Je l’emmène à une soirée boulot, à la projection d’un documentaire, pièce maîtresse d’un projet sur lequel je suis depuis plus d’un an. Et quand on sait que le docu s’appelle « A la recherche du Prince Charmant », on se dit que l’Homme a toutes les raisons d’être à cette projection.

Quoique…

Est-ce que l’Homme est mon Prince Charmant ? Lire la suite