Dis 2013, tu peux arrêter d’être toute pourrie ?

Alors, en fait, je devrais être en train de vous faire un article de rentrée tout beau, tout bleu, tout lumineux. Qui vous parle de l’été magnifique que j’ai passé, entourée d’amis, d’amour, de rires, de grains de sable, d’eau fraîche et de verres de vin. Un truc magique qui fasse un peu rêver, qui vous fasse vous dire que, oui, la mocheté de ce monde, c’est possible de la tenir à distance. De la virer même presque de sa vie à force d’étoiles, de délires et de rencontres.

Ouais.
Je pourrais.
Parce qu’en plus, j’y crois dur comme fer et que ça s’est exactement passé comme ça.
La vie puissance 1000, qui vous laisse un goût de bonheur en bouche bien après que les événements se soient passés.

Oui.
Mais justement, la vie puissance 1000, elle laisse pas QUE des traces de bonheur, la vache.
Ben évidemment, sinon ça serait pas « puissance 1000 », chuis con.
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Et la gagnante est… ?

Nous sommes tous rassemblés autour d’elle, nous attendons son feedback sur nos prestations théâtrales. Souvent le « retour » comme on l’appelle (c’est à dire ce que le metteur en scène vous dit après que vous avez joué) est l’occasion de parler aussi de notre futur métier de comédien. L’occasion d’exposer nos questionnements, nos doutes, nos coups de gueule… Nous nous posons tellement de questions sur ce métier, simples étudiants en art dramatique que nous sommes…

« Il y a un truc que je me demande… Tu nous dis qu’on doit jouer avec toute notre énergie, tout donner sur scène, que si on ne fait pas cela, c’est inutile de monter sur des planches… mais… comment fait-on pour pouvoir continuer à tout donner soir après soir, heure après heure, minute après minute sans s’épuiser, se vider, se tuer, même ? »

La prof nous regarde. Intensément. On voit qu’elle se dit qu’on n’a rien compris mais qu’elle va essayer de nous expliquer quand même. Elle sourit… Lire la suite

New York, Paris, Rotterdam, Bruxelles… et un rêve d’adolescente.

S’il est bien une chose dont je rêvais enfant, c’était de ne pas mener une vie qui ne me ferait voyager que de mon lieu d’habitation à mon lieu de travail et retour.
Je ne voulais pas être enfermée dans un bureau 8 heures par jour, à ne voir qu’un bout du ciel à travers la fenêtre.
Je ne voulais pas suivre les mêmes horaires que tout le monde, les mêmes trajets que tout le monde, les mêmes habitudes que tout le monde.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis battue pour y arriver.

Donc voilà, à l’heure des bilans, la veille d’une quarantaine qui sonne comme un glas à mes oreilles, je me retrouve à faire, en 15 jours, New York-Paris (deux fois)-Rotterdam(deux fois) et, forcément, Bruxelles (interlude publicitaire : je remercie le Thalys d’être toujours super à l’heure ces derniers temps, c’est un vrai plaisir !). Pour le plaisir dans certains cas, et pour le boulot dans d’autres. Lire la suite

10 ans de stupéfaction

Il est là, à côté de moi, silencieux et appliqué. Penché sur ses devoirs et moi, sur les miens.

Il ne comprend pas que mon métier ce soit « écrire », lui qui réduit cette corvée au minimum.

Il aime les maths, les chiffres, les sigles, les plans même s’il déteste bricoler ou dessiner.

Il économise pour s’acheter des New Balance, rêve d’un pantalon rouge, a argumenté pour obtenir la veste orange de ses rêves.

Les meilleures vacances du « monde entier de sa vie de tout l’Univers », il les a passées dans la maison perdue dans les collines de Malibu et il rêverait d’y vivre.

Il ne veut pas « faire un métier ennuyeux comme médecin ou avocat », il veut « conduire un tram ou être policier, c’est chouette, ça bouge ». Lire la suite

Aux enfants morts sans raison…

Je dois courir, j’ai encore du boulot mais je le terminerai plus tard.

Ne pas arriver en retard surtout, ne pas arriver en retard.

Il fait froid, il pleut à verse, je suis crevée… Mais le petit de l’Homme m’attend. Avec impatience. Heureux. Excité.
Ne pas lui faire défaut surtout.

J’arrive à l’école, je le cherche, je m’énerve déjà. Il y a un monde de fou. Partout. Un bruit constant.
Je veux la paix. Je me dis que j’ai encore du boulot, des choses à vérifier, que j’ai autre chose à faire que de venir à une fête d’école.

Je tourne en rond en le cherchant, rencontre d’autres parents, ma cousine qui a ses enfants dans la même école…
Je suis crevée. On est vendredi soir, je veux la paix, je veux la paix. Lire la suite

C’est quoi pour vous, Noël ? Allez ?

Je pose la question sincèrement. Honnêtement. Avec curiosité.

Parce que, là, ça me chatouille un peu, voyez.

Non, en fait, ça fait plus que me chatouiller, ça m’emmerde.

Depuis qu’Electrabel a annoncé son projet de sapin 2.0 sur la Grand-Place de Bruxelles, les langues se délient, se défoulent et fourchent. Un grand coming out raciste.

Le Monde nous annonce que le racisme est en pleine expansion en France, hé bien,  je peux vous assurer qu’en Belgique, on n’est pas en reste ! On n’a rien à envier aux Français sur le coup !
On adorerait voir les actions de Dexia grimper autant que la haine de certains. Sûr qu’à ce rythme les amis, on va sortir de la crise économique plus vite que jamais.

Sauf que là, trop c’est trop.

Alors, je vous repose la question…

C’est quoi pour vous, Noël ?

Pour moi, c’est une fête qui symbolise le partage, l’amour, l’aide à son prochain, aux plus démunis, à ceux qui n’ont pas la chance que j’ai en ce soir de 24 décembre. Lire la suite

Résister

Résister.

A ce flux de haine, de fausse ironie, de pseudo-cynisme qui masque mal les peurs, les manques de confiance en soi et en les autres.

A ce flux de méchanceté charrié en masse par ceux qui, à défaut de l’assumer ou d’avoir l’idée, battent la queue et jappent derrière.

A cette envie de dire aux gens de voir la poutre qui les aveugle avant de dénoncer la paille qu’ils imaginent dans l’oeil d’autrui.

Décidément, l’humain se lit à livre ouvert. Lire la suite

L’amour qu’on me donne n’est pas celui dont je rêve la nuit…

(Avis de service : le titre de cet article est éhontément piqué à une chanson de Philippe Lafontaine que je chantais à tue-tête à 17 ans, pour l’écouter rendez-vous en bas de l’article)

Le temps est lourd, l’orage gronde…

De fait, me direz-vous, il ne fait pas beau (sur la Belgique, du moins, si vous habitez ailleurs, je ne veux pas savoir !), mais je ne parle pas de la météo, là, je parle de mon entourage…

Que ce soit dans mon entourage proche comme lointain, la vie est aux nuages et aux coups de tonnerre…

On ne choisit pas toujours son chemin, on y est parfois traîné, entraîné, catapulté, à son corps défendant. Comme un bouchon sur une mer déchaînée. Sans avoir la possibilité de décider soi-même de l’endroit où on veut aller, sans avoir le droit de poser armes et valises pour souffler un peu.

Non, dans ces moments-là, on a juste le droit de parer les coups. Et encore, pas de manière toujours très efficace. Donc on boit la tasse. On relève la tête. Et on reboit la tasse.

Respire…

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Gourmande

Est-ce le soleil ? Est-ce l’air ? Le vent ?

Ou est-ce ce reportage sur Marilyn que j’ai vu à la télé lundi soir ?

Ce reportage où l’on repassait pourtant des images maintes fois vues, maintes fois montrées.

Marilyn, belle, sensuelle, ronde, langoureuse…
Marilyn dont le corps donne envie d’être étreint, touché, caressé, pétri…

Oui, pétri. Comme du pain.
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