Et vous, que feriez-vous s’il y avait la guerre ? (Joyeux Noël)

Wé, j’avais envie de vous mettre dans l’ambiance, là.
En même temps, ça fait 2 jours que je ne sais pas quoi vous écrire tellement tout ce que je vois défiler sous mes yeux est d’un négatif affolant.
Visiblement, la trêve de Noël, ça ne marche pas pour la bêtise.

Entre la course à l’armement nucléaire lancée par D. Trump, les images de civils évacués d’une Alep dévastée et les images, qui en rappellent tellement d’autres, du marché de Noël sinistré à Berlin, j’ai un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de Noël. Lire la suite

Vos gueules #Alep

Envie de hurler.
De dégueuler.
D’arracher, de déchiqueter tout ce qui passe à ma portée.

Hier soir, j’étais au spectacle de Gui-home, ce jeune mec qui a réussi grâce au web, qui est devenu humoriste grâce à son talent et à la magie des réseaux sociaux.

En sortant du spectacle, j’ai rallumé mon téléphone.
La bataille finale d’Alep-est faisait rage et sur Twitter tout le monde pouvait y assister en direct.
La magie des réseaux sociaux à nouveau, en plein.
Et surtout chacun pouvait y aller de son analyse sur la situation pendant qu’un déluge de bombe tombait sur des femmes et des gamins.
Là, on ne peut plus parler de magie, mais carrément d’extra-lucidité.
Et d’indécence.

Pour ceux qui n’auraient eu comme info que les 3 phrases de ce matin dans les JT (qui ont, dans un bel ensemble, traité le sujet avec une analyse et profondeur qui laissent pantois), je vous résume la situation des deux camps qui s’affrontent, non pas sur le terrain (qui est juste une gros bourbier sanglant à l’heure qu’il est) mais sur les réseaux sociaux (qui… heu, non, je vais me taire) : Lire la suite

Calendrier de l’avent : Jour 5, Et si j’étais née en 17, à Leidenstadt ? Hein ?

(Cet article fait partie de la série « Calendrier de l’Avent », pour retrouver les explications et l’article du Jour 1, c’est par ici)

Oui, je vous vois ouvrir de grands yeux. Avec le retour de mes articles, il y a d’office le retour de mes goûts musicaux discutables. Ca vous manquait, avouez ! Un bon petit Goldman de derrière les fagots. Notez, j’aurais pu vous mettre « Les bêtises » de Sabine Paturel ou « C’est la ouate » de Caroline Loeb, mais ça aurait moyennement servi mon sujet… Goûts discutables, ok, mais la chanson doit servir un chouïa le texte, quand même.

(Aparté : si vous trouvez un sujet à traiter que la chanson « C’est la ouate » illustre, balancez, j’en ai pris pour un mois, là, donc je peux écrire des trucs sur n’importe quoi, hein !)

Et la chanson « Né en 17 à Leidenstadt » de Goldman a cet avantage de servir impeccablement mon propos.

Je me souviens exactement de l’époque où je la chantais. En boucle. Ado, dans ma chambre chez mon père, à Bordeaux; ado, sous mon casque, dans le métro à Bruxelles; ado,… partout.
J’avais 18 ans quand elle est sortie, j’étais (et suis toujours) une passionnée de la Seconde Guerre Mondiale et je voulais vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants du conflit. Et surtout comprendre pourquoi on en était arrivé à ce carnage…

Parmi tous les jeunes de mon âge, et même parmi les gens de la génération avant moi (baby-boom, nés à la fin ou juste après la guerre), il était de bon ton d’affirmer haut et fort que, pendant la guerre, c’est clair, on aurait été résistant.
Une évidence.
Une certitude.

Et cela m’effarait. Lire la suite

Parler d’amour par temps de haine – mort d’une grand-mère

On ne se voit pas vieillir.
Et on voit encore moins vieillir ceux que l’on aime.

Ou du moins, on ne voudrait pas le voir.

Il ne restait que peu de personnes dans mon entourage de la génération qui a connu la guerre.

Et la dernière vient de partir…
En ces temps troublés, c’est un dur rappel à la réalité.

J’ai toujours eu cette chance d’avoir autour de moi des gens pour me mettre en garde contre la violence des mots, le danger du rejet et de la haine de l’autre.

Ils l’avaient appris à leur corps défendant.

Et ils ne voulaient pas que cette violence s’abatte à son tour sur leurs enfants et petits-enfants.

Comment parler d’amour en ayant connu la haine ? Lire la suite